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COLLECTIONS
Musée d’histoire des sports mécaniques, le M24 réunit une collection exceptionnelle, celle de l’Automobile Club de l’Ouest, enrichie par celle de Richard Mille. Présentée dans un nouvel écrin, elle offre un panorama unique des grandes disciplines automobiles, des 24 Heures du Mans à la Formule 1.
Les véhicules exposés dans le parcours de visite ont été sélectionnés avec soin pour leur valeur historique et technique, ils représentent des modèles emblématiques de chaque discipline présentée. Qu’elle soit détentrice d’un palmarès d’exception, porteuse d’une innovation majeure, témoin d’une course mythique ou qu’elle ait contribué à forger la réputation d’un constructeur, chaque voiture raconte son histoire et celle des pilotes qui l’ont faite briller. Icônes de design et de prouesses mécaniques, les modèles présentés restituent l’atmosphère des compétitions de leur époque et invitent à s’immerger dans l’univers des légendes du sport automobile.
Bentley 3L
Moteur : Bentley L4
Cylindrée : 4 cylindres en ligne – 2995 cm³
Puissance : 80 ch
Bentley 3L
La Bentley 3-litres est la plus ancienne gagnante des 24 Heures du Mans encore existante. Pilotée par John Duff et Frank Clement, elle remporte l’édition de 1924 face à 40 concurrents. À l’occasion du centenaire de sa victoire, l’ACO entreprend des travaux de restauration. Entièrement démontée à l’automne 2023, un diagnostic complet confirme l’authenticité du châssis. Comme en 1924, le 6 juin 2024, la Bentley quitte le circuit de Brooklands pour rejoindre Le Mans par la route.
Ferrari 166 MM
Moteur : Ferrari V12 Colombo
Cylindrée : 1995 cm³ – 12 x 166,25 cm³
Puissance : 140 ch
Ferrari 166 MM
La Ferrari 166MM est le premier modèle de la marque à participer aux 24 Heures du Mans. La 166MM ne présente aucun trait commun avec les véhicules produits à l’époque. La 166MM est conçue par la Carrozzeria Touring selon une technique révolutionnaire de conception de châssis baptisée « Superleggera », elle présente une carrosserie en aluminium qui repose sur un châssis multitubulaire en acier. Malgré la réticence d’Enzo Ferrari, le pilote Luigi Chinetti en engage deux aux 24 Heures du Mans. La n°22, pilotée par Chinetti lui-même et Lord Selsdon remporte l’édition de 1949.
Maserati 250F Tipo 2
Moteur : Maserati V12 Alfieri
Cylindrée : V12 à 60° – 2491 cm³
Puissance : 310 ch à 10 000 tr/mn pour le V12
Maserati 250F Tipo 2
L’expiration de la réglementation des 2 litres fin 1953 lance le projet de la Maserati 6C 2500 qui sera rebaptisée 250F, en référence à la nouvelle réglementation : 250 pour la cylindrée de 2500 cm3 et F pour Formule 1. Célèbre dans sa version 6 cylindres, elle est déclinée en 1957 en une variante équipée d’un moteur V12. Seuls trois exemplaires sont produits. Seul un exemplaire équipé d’un moteur 12 cylindres a participé à un Grand Prix en prenant le départ du Grand Prix d’Italie avec Jean Behra. Le modèle 250F permet à Maserati de remporter le championnat du monde en 1957 avec Juan Manuel Fangio, qui gagne son cinquième et dernier titre mondial avec la 250F.
Ferrari 712
Moteur : Ferrari Tipo 712
Cylindrée : 12 cyl en V à 60° à 7 litres
Puissance : 750 ch à 6000 tr/min
Ferrari 712
La Ferrari 712 est développée par la marque pour être engagée en Championnat Can-Am en 1971. Alors que la Commission Sportive Internationale limite la cylindrée des prototypes à 3 litres sur les autres championnats, la Can-Am accepte les concurrents sans limite de cylindrée. Ferrari conçoit alors son plus gros moteur jamais construit : un 7 litres de 12 cylindres. La 712 est un exemplaire unique issu d’une 512 M modifiée. Elle s’impose dès sa première sortie lors de la course d’Interserie à Imola, le 2 mai 1971, avec Merzario au volant.
McLaren M8F
Moteur : Chevrolet McLaren
Cylindrée : 8 cylindres en V à 90° – 8 Litres
Puissance : 740 ch
McLaren M8F
La série des McLaren M8 est une évolution de la série M6, des prototypes conçus selon la réglementation du Groupe 7 de la FIA. La M8F est développée pour la saison 1971 du championnat Can-Am. En seulement quatre ans, les progrès sont impressionnants : malgré 100 kg supplémentaires par rapport à la M8A, la M8F gagne 4 secondes par tour sur le circuit de Riverside. La M8F permet à McLaren et à ses pilotes, Peter Revson et Denny Hulme, de décrocher les 1re et 2e places du championnat. McLaren remporte ainsi le titre constructeur pour la cinquième année consécutive.
Lancia Stratos GR IV
Moteur : V6 Ferrari Dino
Cylindrée : V6 de 2418 cm³ – 6 cylindres en V à 65° – 2,4 Litres
Puissance : 190 ch (Thermique) – 335 ch (Version Turbo)
Lancia Stratos GR IV
Afin d’homologuer un modèle pour le Groupe IV, les constructeurs doivent produire au minimum 500 voitures de ce même modèle en version route. Ainsi, les voitures de rallye sont toujours développées à partir de modèles de série déjà existants. Mais pour la première fois de l’histoire du rallye automobile, Lancia décide de fonctionner à l’envers : ils développent en premier la version compétition de la Stratos et s’en servent pour créer la « stradale » pour la version de série. Cette démarche singulière permet à la marque de proposer une voiture sur-mesure. Le pari est gagné : en 1974, 1975 et 1976, la Stratos remporte la première place du Championnat du monde des rallyes, avec 17 victoires.
Mazda 787B
Moteur : Rotatif
Cylindrée : 2 616 cm³
Puissance : 700 ch à 9 000 tr/min
Mazda 787B
Mazda fut le premier constructeur japonais à remporter les 24 Heures du Mans. Le prototype 787B avait la particularité d’être équipé d’un moteur rotatif d’une puissance de 700 chevaux. En course, il va s’avérer performant, fiable et sobre en consommation de carburant. Face à une concurrence en pleine mutation réglementaire, profitant de la transition entre les catégories Groupe C et Sport 3,5 litres, en allongeant les relais et en économisant le carburant, la Mazda 787B va s’imposer devant deux Jaguar XJR-12.
Penske PC22
Moteur : Chevrolet 265 C
Cylindrée : V8 Turbo de 2647 cm³ – 8 cylindres en V à 80° – 2,6 Litres
Puissance : 775 ch à 12 000 tr/min
Penske PC22
Le début des années 1990 est une période d’intense rivalité au sein du championnat d’IndyCar organisé par le CART : le nouveau moteur Ford-Cosworth est très performant et de jeunes pilotes talentueux s’engagent. L’écurie Penske qui utilise les moteurs Chevrolet et un châssis personnel se retrouve rapidement menacée. La PC-22 est créée en réaction à cette compétitivité : amélioration de l’aérodynamisme et de la puissance du moteur qui entraînent un gain de performances. La PC-22 remporte huit courses sur seize en 1993 et une victoire éclatante lors des 500 Miles d’Indianapolis.
Mercedes CLK LM
Moteur : Mercedes AMG GT 108B
Cylindrée : V8 de 4989 cm³ – 8 cylindres en V à 90° – 4,9 Litres
Puissance : 600 ch
Mercedes CLK LM
Après leur victoire lors des deux premières manches du championnat FIA GT en 1998, Mercedes décide de s’engager aux 24 Heures du Mans avec la CLK GTR. Adaptée aux exigences de l’endurance, la voiture reçoit un V8 atmosphérique et un profil aérodynamique optimisé pour le circuit sarthois : la CLK LM est née. Mercedes engage deux voitures aux 24 Heures du Mans. Malgré des qualifications prometteuses, en première et troisième position, les deux GT sont contraintes à l’abandon en course à la suite de casses moteur. La marque conserve néanmoins ce choix du V8 pour la suite de la saison et remporte le championnat FIA GT avec la CLK LM.
F2002
Moteur : Ferrari Tipo 51
Cylindrée : 10 cylindres en V de 2997 cm³
Puissance : 855 ch à 18600 trs/m
F2002
Totalement repensée par rapport à la F2001, la F2002 présente un châssis avec une nouvelle structure et un arrière affiné pour un meilleur aérodynamisme. La F2002 est considérée comme l’une des Formule 1 les plus victorieuses de l’histoire : 14 victoires sur les 17 courses de la saison, dont 9 doublés et 10 pole positions. Ferrari remporte le titre constructeur cette année-là, avec un total de 221 points grâce à Schumacher et Barrichello, exactement le cumul des dix autres équipes réunies. Dès le 11ᵉ Grand Prix, Michael Schumacher s’assure son cinquième titre, égalant le record de Fangio.
Porsche 919 Hybrid
Moteur : Porsche Thermique / Générateur électrique à récupération d’énergie
Cylindrée : V4 de 2000 cm³ – 4 cylindres en V à 90° – 2 Litres
Puissance : 400 ch (Electrique) – 720 ch (Thermique)
Porsche 919 Hybrid
L’arrivée de la 919 Hybrid marque le retour de Porsche en championnat du monde d’Endurance après seize années d’absence officielle. Ce prototype composé d’un moteur thermique, d’un électrique et de deux systèmes de récupération d’énergie est particulièrement innovant. Ses performances sont telles que la version Evo bat le record absolu du circuit de Spa-Francorchamps en 1’41″770, plus rapide que la Mercedes AMG F1 W08 de Lewis Hamilton. La 919 Hybrid permet à Porsche de remporter trois titres de champion du monde d’endurance, en 2015, 2016 et 2017.